Accueil | Insectes de la forêt de Fontainebleau | Comment reconnaître les papillons marron ?
Comment reconnaitre les papillons marron ?

Comment reconnaître les papillons marron ?

Au cœur de l’été, les fleurs sauvages exhalent de subtils parfums que les insectes détectent. Parmi eux, les papillons de différentes espèces se rassemblent autour de ces sources de nourritures providentielles. En vous approchant, vous verrez des papillons marron de différentes tailles et de couleurs.  Ils font tous partie de la famille des Nymphalidae. Une autre fois, voilà un papillon marron et orange et plus loin vous apercevez un papillon marron et jaune. Mais au fait, comment reconnaître ces lépidoptères diurnes les uns des autres ? Examinons ensemble les espèces présentes en Île-de-France.

Quel est ce papillon marron ?

Rien ne ressemble plus à un papillon marron qu’un autre. Cependant, quelques indices sur le biotope fréquenté, la période de présence, la taille, les motifs alaires vous permettront de les distinguer. Alors quelles sont les espèces présentes en région parisienne (départements de Seine-et-Marne, l’Essonne, les Yvelines, le Val d’Oise et la Seine Saint-Denis). J’occulte d’emblée Paris et sa proche couronne, car cette partie n’abrite pas forcément toutes les espèces présentées dans cet article.

 

Avant de vous lister les espèces observables, je voulais préciser que la couleur marron des ailes n’est jamais unique. En effet, elle est toujours associée à une autre teinte comme le blanc, le jaune, l’orange, le noir, voire la combinaison des quatre. Répondant à cette description, voici les principaux papillons marron à voir en région parisienne.

 

Papillons marron et orange

Pour avoir un aperçu de la biodiversité parisienne, je vous présente les espèces qu’il est possible d’observer en allant par exemple en forêt de Fontainebleau (77) au printemps et en été. Noms et photos à l’appui, j’espère que cela vous aidera à identifier les papillons marron que vous verrez. Regardez attentivement le détail des ailes et vous verrez que ce n’est pas si difficile. Dans cette première partie, je liste les papillons marron et orange. Cette façon de faire vous évitera de chercher pendant des heures sur internet le nom des imagos.

Myrtil (Maniola jurtina)

À la fin du printemps vole sur les prairies ensoleillées et fleuries, le Myrtil (Maniola jurtina) qui fait partie des grands papillons de cette petite famille. Il est certainement celui qui offre une variabilité de teinte allant du marron foncé au marron clair avec une tache orange et un point noir sur les ailes antérieures. Vous pouvez en apprendre davantage sur cette espèce et d’autres en vous référant aux liens juste au dessus.

 

Myrtil - Papillon marron et orange
Accouplement de Myrtil (femelle à gauche et mâle à droite)

 

Amaryllis (Pyronia tithonus)

L’Amaryllis (Pyronia tithonus) est plus petit mais fréquente les mêmes biotopes. L’imago arrive plus tard, durant le mois de juillet en forêt de Fontainebleau. On le trouve aussi dans les chemins bordés de fleurs sauvages et de ronces. La face interne de ses ailes est orange bordé de marron avec une tache noire sur la partie antérieure.

 

Amaryllis - Papillon marron et orange
Amaryllis

 

Satyre et Mégère (Lasiommata megera)

Le couple Satyre et Mégère (Lasiommata megera) sonne la scène de ménage. Ici, nous sommes en présence de beaux papillons marron et orange. À y regarder, la couverture alaire est plus orange que marron. Pour la femelle, la partie marron se limite à délimiter les tâches orange. Chez le mâle, des veines marron séparent les différentes tâches. Comme les autres membres de la sous-famille des Satyrinae, le mâle comme la femelle ont des taches noires de tailles différentes. La période de présence est comprise entre mars et juin. Ces papillons marron et orange sont communs en Ile de France.

 

Mégère - Papillon marron et orange
Mégère

Némusien et Ariane (Lasiommata maera)

Le Némusien et Ariane (Lasiommata maera), ci-dessous, offre certaines ressemblances avec l’espèce précédente par les teintes similaires de ses ailes. Mais une observation attentive montrera des points clés le démarquant nettement des autres papillons marron. Par exemple, ce qui caractérise cette espèce de Satyriné est la dominance de la couleur marron sur la face interne des ailes. Chez le mâle le marron domine et sur la bordure des ailes des tâches orange ponctuent les nervures de haut en bas. Un ocelle noir avec un point blanc est posé sur l’aile antérieure, tandis que l’aile postérieure en accueille plusieurs de petite taille.

 

 

Némusien - Papillon marron et orange
Némusien

 

La différence avec la femelle se fait exclusivement sur la dominance de teinte orange sur les ailes antérieures et la réduction de la couleur marron. Des lignes marron traversent d’ailleurs cette zone. Les faces externes sont à peu de choses près de même composition que Lasiommata megera. Donc, vous ne pourrez pas forcément vous y fier. En régression un peu partout en région parisienne, on peut le voir voler de mai à juillet en forêt de Fontainebleau, dans le Gâtinais et dans le nord-ouest et est de l’Ile de France.

 

Ariane - papillon marron et orange
Ariane

 

Céphale (Coenonympha arcania)

Le Céphale (Coenonympha arcania) est un hôte des milieux ouverts et ensoleillés. Petit papillon tricolore, il mène sa vie discrète sur les prairies sèches, aux lisières de boisement et dans les landes fleuries. Facilement identifiable, c’est un papillon marron (brun), orange et blanc. En Seine-et-Marne, aucune confusion possible avec ce charmant insecte. Si l’aile antérieure est orange avec une tache blanche sur le haut et un petit ocelle noir et orange, les ailes postérieures sont traversées d’une large bande blanche avec sur la bordure des ocelles de différentes tailles et un autre de l’autre côté de sur la partie brune. Sa période de vol est comprise entre mai et juin. Sa répartition en Ile de France se fait sur les extrémités des départements de la grande couronne.

 

Céphale - Papillon marron orange blanc
Céphale

 

Procris (Coenonympha pamphilus)

Le Fadet appelé aussi le Procris (Coenonympha pamphilus) est le plus petit de la liste présentée dans cet article. Avec lui, peu de fioritures puisque la partie inférieure est marron avec des nuances plus pu moins marquées. On y distingue de petits ocelles discrets. La partie supérieure possède une grosse tache orange cerclée de marron avec un ocelle noir pupillé de blanc. Commun quasiment partout en France, sa période de vol se situe entre avril et septembre selon les régions.

 

Pocris (fadet commun) - papillon marron et orange
Procris

 

Papillons marron et jaune

Dans cette section, vous trouverez par exemple les Tircis qui ont une variabilité de teinte puisqu’il peut avoir du jaune comme de l’orange selon sa fraicheur ou sa localisation (nord, sud). Pour le second lépidoptère, le jaune est plutôt à rechercher sur les faces externes des ailes lorsque le papillon est frais.

Tircis (Pararge aegeria)

Les Tircis (Pararge aegeria) sont peut-être le plus précoce de tous puisqu’il se montre dès le mois de mars. Il a pour habitude de se poser au sol ou à mi-hauteur sur les arbustes juste pour capter la chaleur du soleil. De nombreuses taches oscillant entre le jaune et l’orange (voir blanchâtre) parsèment la face interne des ailes. Lui aussi a des points noirs associés aux tâches orange.

 

Tircis - papillon noir et orange
Tircis

 

Tristan (Aphantopus hyperantus)

Le Tristan(Aphantopus hyperantus) est quant à lui un papillon des milieux frais et humides. On le trouve dans les bois et au bord de l’eau. Sa teinte est marron chocolat. L’insecte est doté de 2 points noirs cerclés de jaune sur chaque aile. Sa période de présence se situe de juin à juillet.

 

Tristan - Papillon marron et jaune
Tristan

 

Tristan ailes ouvertes - Papillon marron et jaune

 

Prêt pour la recherche des papillons marron ? J’espère que cet aperçu vous donnera envie de connaître la richesse entomologique de votre localité. Que ce soit en ville ou dans un village, les jardins offrent souvent la possibilité de découvrir ces magnifiques Nymphalidés, mais fragiles insectes. Le printemps et l’été sont les périodes idéales pour cela, alors à vos carnets de notes.

 

6 commentaires

  1. Gabrielle Huegli-Jobin

    Merci Djamal! j’ai eu la chance d’en photographier quelques uns, j’avais cru pouvoir les identifier par la lecture d’ouvrage de référence pour les papillons répertoriés en Suisse.
    Mais, je m’aperçois par d’infimes différences que j’ai encore beaucoup à apprendre.
    Je persiste!!
    Bonne soirée
    Gabrielle

  2. Très belles photos d’une qualité exceptionnelle !
    Je remarque que dans le Loir et Cher les papillons sont de plus en plus rare, malgré les fleurs de mon jardin.
    C’est vrais que je suis entouré de vignes !
    En forêt je rencontre volontiers ces beaux papillons marrons, merci pour ces belles photos.

  3. Merci beaucoup pour cette utile liste des papillons marrons qu’on peut espérer rencontrer en Ile de France.
    En ce qui concerne ma modeste expérience, je n’ai jamais vu de Céphales.
    Ils sont probablement rares.
    On ne rencontre pas non plus beaucoup de Tristans (j’en ai quand-même vus dans la forêt de Gros-Bois).
    Le Némusien est en régression mais j’en ai tout de même observé quelques uns tout récemment à Paris même, Jardin Charles Trenet.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

FORÊT DE FONTAINEBLEAU

INSECTES

  1. Papillons
  2. Coléoptères
  3. LIbellules
  4. Et pleins de surprises
INSCRIPTION
close-link
error: Content is protected !!