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Ariane (Lasiommata maera) femelle du Némusien

Némusien et Ariane (Lasiommata maera) – Mâle et Femelle

Le Némusien et l’Ariane ont le même nom latin Lasiommata maera. Il s’agit du mâle et de la femelle. Ces papillons de jour sont de la sous-famille des Satyrinées et du genre Lasiommata qu’il partage avec le Satyre et la Mégère. Ces lépidoptères peuvent être confondus à cause de leur ressemblance. Présents en forêt de Fontainebleau tous les étés, ils patrouillent sur leur territoire en quête de nectar. Voyons ensemble ce qui les caractérise.

À quoi ressemble Lasionnata maera ?

Comme indiqué précédemment, il serait facile de confondre le Némusien et l’Ariane avec leurs cousins proches. Un simple coup d’œil peut être trompeur. Les motifs, les couleurs, la forme des ailes sont à inspecter minutieusement pendant l’identification. Alors à quels sont les critères d’identifications de ces papillons marron et orange ?

 

Némusien (Lasiommata maera) - papillon mâle
Némusien (Lasiommata maera) – Mâle

 

Pour être précis, je vais détailler le mâle puis la femelle, car ils présentent un fort dimorphisme sexuel. Comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, le Némusien comporte principalement 2 couleurs dominantes, le marron et l’orange. La caractéristique visuelle du mâle est une teinte brune sur la face interne des ailes avec des taches orange marquées de quelques ocelles noir pupille de blanc. Les taches sont concentrées sur les bords des ailes.

 

La femelle, l’Ariane, est plus colorée, car les ailes antérieures sont orange sur presque toute la surface alaire. Deux traits bruns visibles partent de la base supérieure. Pour la partie alaire inférieure, elle ressemble à celle du mâle. Je ne parlerais pas de l’aspect visuel externe, car elle est tellement semblable à ses cousins lasiommata megera qu’elle sera plus une source de confusion qu’autre chose.

Papillon Ariane (Lasiommata maera) femelle du Némusien
Ariane (Lasiommata maera) – Femelle

 

Les femelles les plus grandes ont une envergure allant jusqu’à 55 mm. Généralement, l’envergure des imagos entre 40 et 55 mm.

Biotopes et milieux fréquentés

Lasiommata maera est un lépidoptère des milieux chauds, ouverts, de landes sèches et fleuries. On le surprend aisément posé sur des rochers, au sol ou sur une fleur, les ailes grandes ouvertes.

Période de vol du Némusien et de l’Ariane

Suivant mes notes personnelles, sur le massif bellifontain, j’ai des photographies des imagos datées de mai à août selon les années. Donc, théoriquement il est possible de l’observer durant 4 mois. Il est possible selon le climat qu’il y ait 2 générations qui se succèdent en Ile de France et plus particulièrement en Seine et Marne.

Plantes hôtes

Par plantes hôtes, on désigne les plantes qui nourriront les chenilles à tous les stades de leur développement. Donc, la femelle choisira un panel de plantes herbacées de type graminées pour pondre ses œufs. Il s’agit ici d’espèces communes de fétuques, de pâturin et autres poacées de la région.

La chenille

La chenille revêt une teinte verte comme l’herbe sur laquelle elle se tient. Il est difficile de la localiser ! Autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Mais si vous voulez savoir à quoi ressemble cette larve mimétique, voici un lien.

Répartition en Ile de France

Étonnamment, il est à noter que cette espèce est présente sur les corridors de parcs et jardins de la petite couronne. Elle se maintient en zone urbaine dans le 95, le 93, le 94, le 77 et même Paris. Avec une densification des observations autour de la capitale, cet insecte a trouvé une stabilité avec les ressources locales et c’est tant mieux !

 

5 commentaires

  1. Bonsoir Djamal,

    Voici un papillon que j’avais oublié mais en revoir la photo m’a redonné le souvenir.
    La photo et le texte sont bien et m’ont beaucoup plu.

    Bon courage Djamal, en cette période d’interdiction d’accès au massif forestier de Fontainebleau.
    Je regrette de ne pas y avoir accès pour quelques mois, mais c’est pour le bien commun.
    Je me rattrapperai après. Merci en tout cas.

    Jean

    • Merci Jean ce commentaire à propos !
      Je me console en me disant que l’on donne à la nature, par la force des choses, un souffle qu’elle n’a pas eu depuis très longtemps.
      Bon courage à tous

  2. bonjour. Je croyais avoir photographié des mégères, l’une sur mon balcon dans l’Allier, l’autre dans le val d’Allier, mais je ne suis plus sûre du tout, il faut que j’examine mieux les photos. merci encore.

  3. bonsoir Djamal
    hélas quand pourrons nous aller dans cette merveilleuse forêt ?
    prenez bien soin de vous et passez à côté de ce connardevirus !
    Excusez la vulgarité, mais c’est le qualificatif amical qui lui convient le mieux à mon avis !

  4. Bonjour Djamal,
    Merci pour tes précisions accompagnées de photographies magnifiques !
    Bon confinement, je sais que tu peux profiter des hôtes de ton jardin et de celui qui se tape l’incruste la nuit venue ! (Goupil, avec toi il ne risque absolument rien sinon d’avoir sa photo volée par un paparazzi pour la publier sur ton blog afin de régaler les copains de la Nature). :lol
    Amicalement, et surtout prends soin de toi !
    Bisous de loin.
    Brigitte.

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