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Tristan (Aphantopus hyperantus)

Tristan (Aphantopus hyperantus) – Papillon marron

Le Tristan (Aphantopus hyperantus) est un papillon marron des bois frais à tendance humide. Ce lépidoptère fait partie de la famille des Nymphalidés, de la sous-famille des Satyrinae et du genre Aphantopus. Bien que relativement commun, ce papillon de jour, de taille moyenne, est lié à certains types de biotopes. Découvrons son milieu de vie, les plantes hôtes de la chenille et pour commencer sa description.

Papillon marron avec des taches jaunes

À quoi ressemble le Tristan ? L’identification des papillons forestiers peut être un peu compliquée. Mais avec cette espèce, vous n’aurez aucun mal à le reconnaitre. Vivant dans des milieux frais et ombragés, comme tout insecte qui se respecte, il a besoin de chaleur pour s’activer aux tâches quotidiennes comme la recherche de nectar. Donc, vous n’aurez aucun mal à repérer un insecte marron noir à brun clair, les ailes écartées sur une fougère, une ronce ou le feuillage bas d’un arbuste. Selon la fraicheur de l’imago, les couleurs seront plus ou moins soutenues.

 

Sur la photo ci-dessous, ce papillon marron se montre dans une pose typique qu’il adopte lors des séances au soleil. Ainsi, il relativement courant d’observer 8 taches noires cerclées de jaune (ocelles) sur la face interne des ailes. Mais cela n’est pas une règle absolue ! J’ai pu remarquer que certains imagos pouvaient avoir jusqu’à 16 ocelles visibles. De l’autre côté, sur la face externe des ailes postérieures, les ocelles visibles sont généralement au nombre de 5. Son envergure (taille) est comprise entre 40 et 45 mm. La femelle est plus grande que le mâle. Quelquesfois comme ici, selon l’incidence de la lumière, les faces intérieures des ailes sont marquées de reflets bleus.

 

Papillon Tristan (Aphantopus hyperantus)

 

Période de vol du Tristan en Ile de France

Dans le sud Seine et Marne (forêt de Fontainebleau et Brie humide), le papillon Tristan vole principalement en juin avec des apparitions fin mai ou début juillet en fonction des années.

Dans quel type de milieu voir le papillon Tristan ?

Bien que je n’ai pas exploré la totalité de la forêt de Fontainebleau, j’ai photographié Aphantopus hyperantus dans des endroits humides comme les bords de Seine, des milieux marécageux et même mon jardin en lisière de forêts de feuillus. Donc, l’imago est à rechercher dans les bois et forêts humides avec clairières laissant passer la lumière et la chaleur. Les papillons diurnes en ont besoin pour pouvoir s’activer. L’autre condition préalable est l’existence des différentes espèces de graminées servant de plantes hôtes pour les chenilles.

Plantes hôtes

La femelle recherche les graminées de type carex (laîches), fétuque, poacées pour pondre ses œufs. Bien que ces herbacées soit communes, l’imago lui est présent lorsque les conditions sont réunies entre la présence de la plante hôte et le type de biotope.

De la chenille à l’imago

Plusieurs étapes dans l’année sont nécessaires pour accomplir le cycle de vie complet à partir de l’œuf. En effet, les chenilles passent l’hiver à l’état larvaire pour atteindre leur maturité au printemps. Une année complète est nécessaire pour voir voler le papillon Tristan. La chenille est de couleur beige avec un trait noir sur le dos. Elle possède à l’extrémité 2 appendices pointus.

Fleurs sauvages butinées

Vous l’aurez compris, ce lépidoptère aime les bois et forêts à tendance humide et fraiche. Cependant, il aime les lisières ensoleillées pour se réchauffer et se nourrir. Les plantes butinées par cette espèce sont les ronces, vergerettes, pâquerettes, pissenlits, marjolaine sauvage, séneçons et centaurées entre autres.

État des populations

Le dernier rapport sur l’état de conservation des papillons d’Ile de France datant de 2016 mentionne le Tristan comme assez commun et dans une moindre préoccupation par rapport à d’autres espèces en liste rouge.

Cependant les dernières années entre les printemps froids et pluvieux, les longues périodes de sécheresse et une mosaïque d’habitats naturels n’ont probablement pas favorisé la vitalité de cette espèce. Connaître le type de biotope dont il a besoin est déterminant pour la préservation de la biodiversité. De plus, les fauches de prairies fleuries qu’il fréquente peuvent se révéler un risque pour les chenilles et donc pour la survie de l’espèce. Je n’ai pas trouvé l’aire de répartition en région parisienne, mais parions qu’il se maintiendra là où on ne l’attendra pas.

Identifier les papillons de jour

Si vous débuter dans la photo macro ou si vous souhaitez simplement approfondir vos connaissances sur les lépidoptères de France, il est important d’avoir un bon guide d’identification. Je vous conseille, le guide de Tristan Lafranchis qui montre des photos des différentes faces de l’insecte et les régions de France où il est localisé.

J’espère que cet article naturaliste vous a plu. Devotre côté, avez-vous remarqué cet insecte chez vous ?

 

2 commentaires

  1. Bonjour Djamal
    Merci pour vos articles et photos toujours plus intéressants les uns que les autres .
    En toute cordialité.
    Dominique

  2. je l’ai cherché sans succès, après avoir cru l’apercevoir. au printemps, il faudra que j’aille un peu plus dans les bois, à sa recherche.
    Merci pour cet article.

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