Accueil | Insectes de la forêt de Fontainebleau | Papillon blanc et noir – Quelles sont les espèces ?
Quel est ce papillon blanc et noir ?

Papillon blanc et noir – Quelles sont les espèces ?

Au printemps et en été, voir passer un papillon blanc et noir dans les parcs et jardins est assez courant. Comment identifier ces lépidoptères de la famille des piéridés ? Pour vous aider dans vos recherches, nous allons les passer en revue. Nous verrons que leurs périodes de vol, leurs tailles, la forme des ailes et la diffusion des motifs sombres ont leur importance.

La famille des Piéridés en France

La famille des piéridés comprend 25 espèces en France. Certaines sont jaunes avec des taches orange comme le papillon citron et le citron de Provence. D’autres sont jaune pâle, voir blanchâtres avec des points de couleur. Donc, d’emblée ceux-là sont éliminés de la liste. Reste que pour les autres papillons blancs, leur répartition sur le territoire français n’est pas uniforme.

Par exemple, la piéride de Réal n’est présente que dans les Pyrénées, dans les Alpes du Sud et dans la Drome et localement dans le Gard. Donc, je ne parlerais pas de cette espèce trop peu représentée. En fait, je parlerais uniquement des papillons communs que nous observons chaque année aux quatre coins de la France.

 

De combien d’espèces de papillons allons-nous parler ? Je vais vous montrer 4 espèces de papillons blancs et noirs visibles en Île-de-France entre les mois d’avril et octobre et dans la moitié nord de la France (et pas seulement en forêt de Fontainebleau). Dès que l’on sort du bassin parisien vers les départements limitrophes, le nombre d’espèces grandit. Localement, certains taxons demeurent tant que leur habitat n’est pas détruit.

Il s’agit notamment de :

  1. Leptidea sinapis
  2. Pieris rapae
  3. Pieris napi
  4. Pieris brassicae

Une particularité des items 2 à 4 (ci-dessus) est que les mâles ont un point noir sur les ailes antérieures alors que les femelles en ont deux. Pour l’item 1, pas de point noir ! Vous remarquerez que les plantes mentionnées dans le nom sont issues des champs ou du jardin mais toujours représentatives des plantes hôtes.

Piéride de la moutarde

Le plus reconnaissable par sa morphologie différente des 3 autres est la piéride de la moutarde (Leptidea sinapis) avec ses ailes antérieures très arrondies. Avec une envergure de 25 mm à 30 mm, ce petit papillon blanc est reconnaissable par son vol sautillant et hésitant.

De plus, tout le corps de l’insecte est blanc, tête, thorax, abdomen, pattes. Vous noterez une diffusion grise plus ou moins marquée sur la face externe des ailes postérieures. La période de vol de l’imago est comprise entre avril et septembre.

 

Piéride de la moutarde - Papillon blanc de la forêt de Fontainebleau
Piéride de la moutarde

Piéride de la rave

La piéride de la rave (Pieris rapae) est plus grande que le papillon précédent. Les ailes sont plus anguleuses. La face intérieure est aussi blanche et noir. Je pense que la difficulté d’identification réside entre cette espèce et la piéride du navet. Présente aux mêmes périodes (entre mars et octobre), leur similitude peut compliquer la tâche. Par conséquent, un simple coup d’œil ne suffira pas à les départager.

Cette espèce a une envergure pouvant aller jusqu’à 47 mm. Une observation plus fine sera nécessaire avec peut-être la description d’un guide sur les papillons de jour pour confirmer le nom du taxon. Les plantes hôtes des chenilles de ce papillon blanc et noir sont dépendantes de crucifères de culture comme le chou ou le colza, mais aussi d’espèces végétales sauvages comme le réséda jaune ou l’alliaire officinale.

 

piéride de la rave mâle - papillon blanc et noir
Piéride de la rave mâle par Zeynel Cebeci

 

piéride de la rave femelle - papillon blanc et noir
Piéride de la rave femelle par Juan Emilio

 

Piéride du navet

Ce papillon blanc et noir est de taille intermédiaire. Les nervures des ailes de la piéride du navet (pieris napi) sont veinées de gris plus ou moins marquées selon la saison. L’aspect nervuré domine un peu plus que l’espèce voisine (pieris rapae). Il mesure entre 35 mm et 50 mm. On retrouve là également 1 tache pour le mâle et 2 pour la femelle. Ici aussi, ce papillon a une large période de vol allant de mars à octobre.

Les plantes hôtes de la chenille de la piéride du navet sont composées de crucifères sauvages et pas du navet. C’est un papillon strictement dépendant de plantes sauvages comme l’alliaire officinale ou la cardamine des prés.

 

Piéride du navet femelle
Piéride du navet femelle – papillon blanc et noir

Piéride du chou

Ce dernier grand papillon blanc et noir est plus facile à identifier, car sa taille dépasse celle de tous les autres. Son envergure va de 50 mm à 60 mm. Outre des ailes supérieures anguleuses et les 2 taches noires, la femelle a une strie sur le bord des ailes supérieures, sur un fond bien blanc. Une grosse tache noire carrée est visible sur la face externe des ailes. La piéride du chou (pieris brassicae) est visible à la fin du printemps et l’été en région parisienne.

 

Piéride du chou femelle

 

Comment reconnaître un papillon blanc et noir d’un autre ?

Comme vous l’avez remarqué, rien ne ressemble plus à un papillon blanc et noir qu’un autre de la même famille. Prenons le cas de la région parisienne, le nombre d’espèces de piérides y est limité. Le doute peut porter sur les 2 espèces jumelles que sont les piérides du navet et de la rave. Ainsi, l’intérêt d’avoir une photo (voire plusieurs) est de pouvoir soumettre la question sur les réseaux sociaux via les groupes entomologiques.

Ainsi, plus on s’éloigne de Paris, plus la richesse entomologique augmente. Par conséquent, les lecteurs de ce blog résidant en province auront plus d’espèces qu’en Seine-et-Marne par exemple. Dans ce cas, il est préférable d’avoir avec soi un guide spécialisé sur les lépidoptères ! Certaines espèces vivent sur un petit territoire, d’une région de France, ou se trouve disséminé sur 2 ou 3 spots régionaux.

En clair, pour découvrir les papillons blancs et noirs de votre région, rechercher sur internet des atlas des lépidoptères régionaux ou des sites de protection de la nature qui connaissent très bien leur environnement. D’autre part, l’information peut aussi provenir d’une publication de site web comme sur Fontainebleau Blog.

Toutefois, pour apprécier correctement les lépidoptères dans leur contexte, la connaissance des plantes hôtes est importante, car elle est indissociable de la vie de ces petites bêtes. La présence de ces plantes sauvages et le type de biotope renseigne les taxons que vous pouvez observer. Par exemple, vous pouvez trouver une chenille sur une crucifère et avoir une idée du papillon qu’il deviendra, si vous avez préalablement étudié quelques cas. Pour toutes ces raisons, faire des recherches vous apportera une vue d’ensemble nécessaire à l’identification.

 

5 commentaires

  1. Marie-Claude Lenoire

    Merci! Vos articles sont toujours très intéressants et précis. Quant aux photos, c’est un régal.
    Merci de partager ainsi vos découvertes.

  2. Merci de nous faire partager les beautés de la nature.
    C’est généreux et développe notre curiosité quand à notre tour nous nous trouvons à l’extérieur.

    Irène

  3. Superbes photos!

    Félicitations Djamal!
    L’article écrit est aussi tout excellent. Les papillons blancs ne sont pas ceux que je remarque beaucoup sur Fontainebleau, ne connaissant que la piéride du chou.

    Hé bien la prochaine fois, je les observerais davantage.

    Merci encore
    Jean Rossi

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

FORÊT DE FONTAINEBLEAU

INSECTES

  1. Papillons
  2. Coléoptères
  3. LIbellules
  4. Et pleins de surprises
INSCRIPTION
close-link
Rejoignez
les 25000 lecteurs de Fontainebleau Blog

POUR DÉCOUVRIR LES INSECTES DE FONTAINEBLEAU

INSCRIPTION
Votre email ne sera ni vendu, ni échangé
close-link
error: Content is protected !!