Point de Hongrie (Erynnis tages) - papillon de la forêt de Fontainebleau

Point-de-Hongrie (Erynnis tages) papillon de la famille des Hespéridés

Le Point-de-Hongrie (Erynnis tages) est un petit papillon des prairies de la famille des Hespéridés. Sa particularité est de se poser très souvent les ailes ouvertes. Sa présence en forêt de Fontainebleau est effective depuis longtemps, mais sa discrétion lui vaut de passer inaperçu. Voyons quelles sont ses habitudes de vie durant sa période de vol.

Description

L’envergure de ses ailes est comprise entre 25 et 30 mm. Ce qui distingue cette hespérie des autres membres de la famille tient à quelques caractéristiques. Tout d’abord, c’est la seule qui se pose volontiers toutes ailes déployées. Dans cette attitude que le papillon prend le soleil. Ensuite, la teinte marron marquée de motifs plus clairs est un autre point d’identification.

 

Vous distinguez aussi les points blancs marginaux (sur le bord des ailes postérieures). Remarquez la forme anguleuse, presque droite, des ailes antérieures. Nous notons peu de différences visuelles entre le mâle et la femelle.

Point de Hongrie (Erynnis tages) papillon de la famille des Hespéridés

 

Habitat

Le biotope dans lequel le Point-de-Hongrie évolue dépend de la présence des plantes hôtes sur lesquelles la femelle pond. Ainsi, on l’observera dans des clairières, des prairies sèches, des pelouses composées de fleurs sauvages, des friches.

Plantes hôtes

Comme je viens de le signaler, la présence de cette espèce est associée à la présence des plantes qui serviront de nourriture à leurs chenilles. Les variétés de plantes qui ont leurs préférences sont le lotier corniculé (Lotus corniculatus) de la famille des Fabacées. Deux autres plantes peuvent faire l’objet de la ponte des œufs, il y a la coronille bigarrée (Securigera varia) et l’hippocrépide à toupet (Hippocrepis comosa).

Période de vol

Notre petit papillon brun est bivoltin. Il produit 2 générations annuelles. La première va de la mi-avril jusque début juin. La seconde période de vol se situe entre début juillet et la fin août.

Point de Hongrie (Erynnis tages) l'hespérie prenant le soleil

Fleurs nourricières

Les fleurs printanières sont importantes pour la première génération, car elles conditionnent leur source d’alimentation et donc leur survie. Le mois d’avril en Seine-et-Marne est le mois de tous les dangers. En effet, parfois la douceur s’installe sur quelques jours puis le gel vient ruiner les premiers bourgeons. Heureusement, les plantes sauvages ont de la ressource ! Le bugle rampant et la potentille, ainsi que le pissenlit sont salvateurs pour cette hespérie durant la première génération.

Particularités

Le point de Hongrie est un lépidoptère vif qui poursuit ses congénères. Son vol est rapide au point qu’il est facile de le perdre de vue. Son activité contraste avec ses moments de repos posés sur une herbe ou au sol. Pour le photographe que je suis, ce papillon est un régal, car il se laisse approcher. Il ne semble pas en danger d’extinction, mais pâtit quand même du morcellement des zones favorables. En forêt, les plaines ouvertes lui offrent encore des lieux paisibles où évoluer.

6 commentaires

  1. bonjour, j’ai déjà eu le plaisir de rencontrer et de pouvoir photographier ce papillon, mais c’est toujours plaisant qu’on nous rafraichisse la mémoire, avec des détails qu’on avait un peu oubliés. Merci de penser à nous.

  2. Merci beaucoup pour cet article intéressant sur un papillon que je ne connaissais pas.

  3. Bonjour Djamal,

    Merci pour ces excellentes photos 🙂
    Ce petit papillon a des capacités de mimétisme très fort. S’il se pose sur un tronc d’arbre on ne le remarque pas. Et même sur une fleur, ailes déployées, on n’y prête pas attention.

    Je l’ai surement croisé en forêt de Fontainebleau, vers la plaine de Chanfroy. Sans doute est-le cas pour ses prédateurs (oiseaux etc).
    Le faiblissement de sa population serait effectivement du a l’emboisement des zones herbeuses et/ou dégagées que j’ai remarqué depuis quelques années dans le massif.

    Je ne sais pas s’il arrive tout de suite sur les zones où il y a des coupes franches suivies d’une prolifération des herbes « pionnières » dont l’envahissant « raisin d’Amérique » (Phytolacca americana) que j’observe de plus en plus depuis 1980 où je l’ai vu pour la première fois du côté de Noisy-sur-école.

    Vivement le printemps et le retour des papillons.
    Grace à ce blog, je m’y intéresse davantage 🙂

    Bien à toi,
    Jean

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