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Nikon AF-S NIKKOR 500mm f/5.6E PF ED VR

Mon avis sur le Nikon 500mm f/5.6E PF ED VR

Possesseur du fameux téléobjectif Nikon AF-S 500 mm f/5.6 à lentille de Fresnel depuis presque 6 mois, je vous propose non pas un test, mais un retour d’expérience sur cette focale que j’ai utilisé notamment pour les oiseaux. Couplé à un boitier reflex plein format D850, voyons ce qui fait son charme et ce qui ne va pas. D’ailleurs, pourquoi choisir ce 500 mm à une ouverture de f/5.6 plutôt qu’un caillou à f/4.0 ? Qu’est-ce qui fait son attrait ? Regardons les critères spécifiques de ce bel objet.

Un poids plume

Ayant rencontré des problèmes de tendinites à cause d’objectifs lourds, j’ai longtemps recherché le moyen d’alléger non seulement mon sac photo, mais aussi le couple boitier + téléobjectif. Je pouvais me contenter d’une optique de 300 mm f/4.0 comme celui de Canon. Optique que j’ai de nombreuses fois utilisée en proxi photo pour mes sorties papillon. Mais pour photographier les oiseaux, 300 mm est trop juste avec un boitier full frame. À moins de monter un multiplicateur x1.4 qui donnerait un 420 mm à f5.6, je manquerais d’une allonge supplémentaire.

Donc, lors du salon de la photo 2018, je suis allé essayer le fameux objectif qui faisait parler la presse spécialisée. Je me suis installé dans le stand Nikon et un vendeur m’a proposé d’essayer ce que j’étais venu voir, c’est-à-dire le téléobjectif 500 mm à ouverture 5.6 PF ED VR. Il a accroché un D850 de 45,7 MP derrière et me l’a mis en main. Là, j’ai pris une claque !

 

En effet, l’objectif me semblait léger, à peine plus lourd que mon 300 mm CanonSon poids est de 1460 g pour une longueur d’un peu plus de 23 cm (hors pare-soleil), il m’a permis de constater qu’il est tout à fait envisageable de bloquer son coude contre son corps pour prendre appui sans avoir à porter à bout de bras un super téléobjectif f/4.0 de plus de 3 kg sans le boitier. En effet, dans cette configuration (objectif + reflex), on a un poids de 2,4 kg environ pour l’ensemble. Pour moi, le poids plume et l’encombrement réduit sont validés. Ainsi, plus de souci pour le ranger dans mon sac photo !

Qualité de construction

Ce que l’on recherche dans une optique de qualité, c’est la solidité de construction et la fiabilité. Ce 500 mm Nikon est mon premier achat dans la marque. Mon seul point de comparaison en optique à ouverture constante est avec mon 300 mm f/4 Canon. Ce dernier à un fut en métal alors que pour l’autre, le matériau me semble être plus léger. Les nombreux joints protègent l’intrusion de poussières ou de l’humidité. L’ensemble me paraît correct. Après 6 mois d’utilisation, je n’ai pas décelé de fragilité particulière au niveau des sélecteurs de distances ou de passage en mode manuel. Donc à ce jour, je n’ai rien de spécial à signaler sur les éventuels défauts de qualité. La mise au point est précise, donc pas de réglage à effectuer.

Le pied de fixation du collier est de taille suffisante pour être tenu à bout de bras. Par contre, faites attention de bien serrer la molette qui se trouve entre le pied et le collier. En effet, sans un serrage correct, on pourrait faire tomber facilement le téléobjectif lors du transport à main nue par la poignée (pied). En fait, il y a une glissière déverrouillable par un bouton. Un appui malencontreux dessus sans ce fameux serrage et c’est la catastrophe !

Rapidité de l’autofocus

Je ne peux pas aborder cet aspect sans l’associer au boitier numérique que j’ai mis derrière. La paire NIKKOR 500mm f/5.6E PF ED VR et D850 forme un outil photo formidable. Combien de fois, lors d’une rafale sur un oiseau en vol, j’ai douté d’avoir eu le temps de faire le point et de m’apercevoir après que le sujet est net. La mise au point est rapide et précise.

Un sélecteur de distance permet la recherche du point sur l’ensemble de la plage de 3 m à l’infini. Si le mammifère ou l’oiseau se trouve au-delà de 8 m, vous pouvez positionner le sélecteur sur une valeur comprise entre 8 m et l’infini. Dans ce cas de figure, l’autofocus est très rapide. Le D850 permet différentes options au niveau des collimateurs qui pourront parfois vous faire hésiter sur le mode à choisir dans telle ou telle circonstance. Mais dans l’absolu, ce n’est que bonheur !

Alors, suis-je satisfait de la rapidité de l’autofocus ? La réponse est un grand oui.

Bon, pour l’instant vous n’avez lu que mon ressenti sur quelques mois d’usages. Mais j’imagine ce qui vous intéresse surtout, c’est la qualité des images produites. Alors, voyons quelques exemples de photos réalisées avec ce matériel.

Piqué des photos du 500 mm Nikon à lentille de Fresnel

Ayant hésité pendant un moment avant de me décider à acheter ce modèle, j’avais une attente forte concernant le piqué de ce téléobjectif. Les quelques tests d’image que j’avais consultés sur les différents sites web francophone et anglophone à l’époque m’avaient mis l’eau à la bouche. Quand Nikon a sortie ce produit, il fit l’effet d’un séisme dans le monde de la photographie animalière. Tout le monde se demandait si le jeu valait la chandelle. Autrement dit, pouvait-on raisonnablement attendre de ce caillou des performances dignes du haut de gamme de la marque nippone ?

J’ai décidé de me faire mon propre avis sur la question en l’utilisant principalement en forêt de Fontainebleau. Les conditions de lumières ne sont pas toujours optimums. Donc, si je m’en sors bien dans cette situation, vous devriez avoir les mêmes résultats un peu partout.

Voici 2 photos prises avec le 500 mm à lentille de Fresnel. La première est un huitrier pie (photographié en Seine-et-Marne) pris à la volée sans aucun réglage de contraste et d’accentuation (donc aucune retouche). C’est un crop brut pur jus ! La seconde image est une bécassine des marais par une journée pluvieuse. la photo a été corrigée au niveau des teintes et contrastes.

 

Test et avis sur le 500 mm f/5.6 Nikon (1/2500 - f/6.3 - 500 iso) - photo avec 500 mm 5.6 Nikon
Exemple de photo prise au 500 mm f/5.6 Nikon (1/2500 – f/6.3 – 500 iso) – Huitrier pie

 

Le format des photos est de 1024 px (cliquez pour les agrandir) pour un poids compris entre 133 et 145 ko, donc avec une certaine compression. Maintenant, imaginez les mêmes photos en haute résolution et avec une compression limitée !

 

Test et avis sur le 500 mm f/5.6 Nikon (1/2500 - f/6.3 - 500 iso) - photo faites avec 500 mm 5.6 Nikon - Bécassine des marais
Bécassine des marais au 500 mm f/5.6 Nikon (1/250 – f/8.0 – 800 iso)

Passage à la caisse

Le coût de ce téléobjectif n’est pas anodin puisqu’il vous faudra débourser presque 4000 € pour vous le procurer. Mais si on met en perspective les qualités optiques et ses caractéristiques physiques (poids + encombrement) par rapport au poids lourd de la gamme pro (500 mm f/4.0), il convient de considérer un écart de prix de 6500 € pour les 500 mm et se demander si on acceptera de porter un téléobjectif de 3 kg + 1 kg de boitier en billebaude pendant des heures.

En ce qui me concerne, le poids est un obstacle au confort des sorties photo. Il est certes moins lumineux qu’une focale f/4.0 ou un f/2.8, mais ne démérite pas globalement sur un usage fréquent dans la plupart des circonstances. J’aurais bien sûr aimé que ce caillou soit moins cher, mais bon quand on aime on calcule « un peu moins ».

Mon avis sur l’AF-S NIKKOR 500mm f/5.6E PF ED VR

Bien que je sois enthousiaste sur cet objectif Nikon, je lui trouve 2 défauts un peu gênants pour le prix. Le premier est le pare-soleil en plastique dur, donc cassant. Sa longueur me semble un peu juste bien qu’il remplisse sa fonction. J’aurais aimé qu’il soit un peu plus conséquent quitte à augmenter un peu le poids de 100 g.

Ensuite, cela concerne le pied qui se détache du corps grâce à une molette de serrage et un bouton de déverrouillage. Vous avez donc tout intérêt à vérifier l’efficacité du serrage avant de l’emmener à bout de bras, sinon gare à la casse.

Le point positif est la taille réduite qui permet la prise d’un petit sac photo lors de voyage en avion par exemple. Et puis avoir un 500 mm de la taille d’un 300 mm est plutôt sympa. Couplées à un boitier réactif, les mises au point sont rapides et fiables. Il me reste plus qu’à explorer les différents modes autofocus du D850 pour en tirer le meilleur.

Pour avoir hésité pendant plus de 6 mois, je comprends donc parfaitement vos hésitations. Car si vous êtes arrivé sur ce sujet après vos recherches internet, j’imagine que vous vous posez pas mal de question. J’espère que cet article vous aura apporté des informations complémentaires à ce que vous savez déjà probablement.

4 commentaires

  1. Bonjour
    Le problème avec cet objectif c’est l’attente. Ils en produisent 1000 par mois pour le monde entier et à l’heure que j’écris il est en rupture de stock depuis 3 mois.

    mais bon qui sait attendre …

    Djamal avez vous essayé avec un multiplicateur?

    • Oui c’est vrai qu’il y a une vrai attente de la part des photographes qui souhaitent l’avoir !
      Je n’ai pas le multiplicateur mais j’ai lu un essai qui en parlait.
      En gros, si il y a de la lumière pas de grosse perte de qualité visible sur l’image.
      Le problème sera pénalisant en basse lumière ou la focale résultante obligera à monter en sensibilité…
      Merci pour votre commentaire Burg.

  2. Impréssionnant votre exposé. Cette merveille pourrait-elle satisfaire un vieil amateur pour qui la pesée du matériel est devenue un handicap. Je dispose d’un boitier Pentax IST D, L déjà ancien peut-être ?

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