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Mégachile du rosier (Megachile centuncularis) - La coupeuse de feuille

Mégachile coupe-feuilles (Megachile centuncularis)

La Mégachile du rosier (Megachile centuncilaris) est une abeille solitaire spécialisée de la famille des Megachilidae. Or, ce petit hyménoptère concentre pas mal de caractéristiques comportementales ainsi que certains détails morphologiques. Voyons ce que nous apprend cet insecte coupeur de feuille.

Description du Mégachile du rosier

Comme évoqué juste avant, certains traits physiques distinguent cette espèce. Le plus frappant est la brosse de poils jaunes sous l’abdomen destinée à stocker le pollen lors du butinage. D’ailleurs, lorsque la récolte a été abondante, la première chose qui attire l’œil de l’observateur est cette couleur ventrale. Sinon, vue de dessus, l’aspect général est sombre. Sur l’abdomen, les segments sont séparés par des lignes jaune vif à jaune pâle. Des petits poils de la même couleur garnissent le contour tout comme sur le thorax. Ils sont visibles si on la voit de dos. On pourrait la qualifier d’abeille velue.

 

À l’avant, cet hyménoptère des prairies est muni de grands yeux noirs. Sous la tête sont accrochés 2 pièces buccales (puissantes mandibules) servant à la découpe de feuilles. Cette abeille solitaire a 2 paires d’ailes couplées. La taille entre mâle et femelle est comprise entre 10 et 14 mm.

 

Mégachile du rosier (Megachile centuncularis)
Mégachile du rosier (Megachile centuncularis)

 

Biologie

Une des particularités du Mégachile du rosier tient dans ce qu’il met au fond de son nid. En effet, l’insecte découpe des feuilles qu’elle amène dans son nid au sol. Elle ira ensuite découper d’autres feuilles servant d’opercules. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement pour répondre à un mode de fabrication de la cellule qui accueillera l’œuf qu’elle pondra. Donc, elle roule la plus grande surface apportée de façon à former un tube légèrement inférieur au diamètre du trou d’accès au nid. Ensuite, elle fixe le premier bouchon issu de sa découpe en forme de cercle à une extrémité.

Elle pond son œuf auquel elle placera une réserve de nourriture pour la larve à venir. Ainsi, cette réserve alimentaire est constituée de miel et de pollen. Afin de préserver la sorte de couvain, elle obturera l’autre bout du cylindre pour sa protection. Le tout sera enterré à l’abri des prédateurs ou parasites de toutes sortes. De cette manière, cette abeille solitaire aura assuré la survie de l’espèce.

Malgré, les découpes de feuilles, cet abeille solitaire ne provoque aucun dommage irréversible à la végétation. Elle participe activement à la pollinisation des fleurs sauvages et domestiques. sauvages

Période de vol

En forêt de Fontainebleau (Seine et Marne), la période de vol de Megachile centuncularis est située entre août et septembre.

Habitat/Biotope

On trouve cet insecte pollinisateur dans les milieux ouverts comme les prairies herbeuses et fleuries, les lisières, les prairies sèches. La présence de fleurs sauvages est indispensable pour la récolte du pollen. Tous les ans, je croise le Mégachile du rosier sur des fleurs de pissenlit, sur les scabieuses, l’origan. Enfin, celles qui sont en pleine floraison au milieu et à la fin de l’été.

 

10 commentaires

  1. bonjour,
    un vrai régal ce blog !
    merci
    Bruno

  2. Bonjour Djamal,
    Remarquable photos et commentaire intéressant comme toujours : c’est un régal de te lire !
    Bonne journée, il nous tarde à tous de pouvoir aller et venir comme bon nous semble.
    Prends soin de toi et de tes proches.
    Cordialement.
    Brigitte DIDIER.

  3. Merci de me faire faire la connaissance de cet insecte qui très bien organisé pour assurer sa descendance.
    La forêt me manque,je ronge mon frein.

  4. bjr Djamal,

    Encore une découverte , je ne connaissais pas cette butineuse , je regarderai mes rosiers et mes autres fleurs de plus près cet été !!!!!

    Portez-vous bien.

  5. Merci pour cet intéressant commentaire et les photo de cet insecte que je n’avais jamais remarqué.

    Je sais tout de même qu’il existe des abeilles solitaires ou en très petites colonies. Voici un bel exemple.

    Leur rôle dans la pollinisation est important.

    (Il y a aussi les “bourdons” dont certains sont préférés aux abeilles à miel pour assurer une bonne pollinisation dans les serres de tomates.)

    Très intéressant et encore merci.
    Vivement la ré-ouverture du massif de Fontainebleau cet été.
    Peut-être aurais-je la chance d’observer cette abeille que j’ai sans doute du croiser sans la remarquer.

    Jean

  6. merci de nous faire découvrir cette abeille solitaire.

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