Vanesse de l'orme - Grande tortue (Nymphalis polychloros)

Grande tortue (Nymphalis polychloros) – Papillon Vanesse de l’orme

La Grande Tortue (Nymphalis polychloros) est papillon diurne de la famille des Nymphalidés appelé aussi Vanesse de l’orme. Il peut être confondu avec son cousin la Petite Tortue. Le nom des insectes est similaire. Les couleurs sont presque identiques et enfin la forme est quasi la même. Tout converge vers une erreur possible, n’est-ce pas ! Heureusement, il reste des critères d’identifications sur lesquels s’appuyer à coup sûr. Bien sûr, préalablement il vous faut un élément déterminant servant de point de départ. Il s’agit de la taille !

Voilà une base départ que je vais développer juste après.

Description

À première vue, les ailes du papillon sont de couleur uniforme. Ce qui prédomine la couverture alaire est la teinte orange parsemée de quelques taches noires. Les bords sont ourlés de marron. Quelques points bleus sont visibles sur les ailes postérieures lors de la naissance de l’imago. La découpe des ailes est semblable à celle d’Aglais urticae.

 

Vanesse de l'orme - Grande tortue (Nymphalis polychloros)
Vanesse de l’orme – Grande tortue

 

Nymphalis polychloros a une envergure de 50 mm à 55 mm. Les individus que nous voyons au début du printemps (et à la sortie de l’hiver) sont des hivernants qui profitent du soleil dominant pour se réchauffer.

 

Petite Tortue - Vanesse de l'Ortie
Aglaie urticae (Vanesse de l’Ortie)

 

Comportement

Dans la grande famille des Nymphalidae, ce lépidoptère se montre particulièrement vif et donc pas toujours facile à observer. En cas de danger, il part se réfugier au sommet des arbres. De plus, la densité de la Grande tortue en forêt de Fontainebleau est mal connue. Il faudrait prospecter à la sortie de l’hiver pour évaluer la population. En ce qui me concerne, il s’est passé plusieurs années entre mes premières photos et celles prises récemment. C’est pour dire si je suis heureux !

 

Dessous des ailes de la Grande Tortue
Imago ailes repliées

Habitat de Nymphalis polychloros

En Seine-et-Marne comme en Île-de-France, les zones propices dépendent en partie de la plante hôte du papillon. Avec une préférence pour les lisières proches de zones plutôt humides, vous avez là les ingrédients qui vous permettront de rechercher les biotopes favorables. Lors de journées ensoleillées, tentez votre chance en guettant l’envol du papillon devant vous.

Plantes hôtes

Les arbres de la forêt de Fontainebleau susceptibles d’être la plante hôte pour cette espèces sont le saule, le bouleau, le chêne pubescent, les aubépines, les sorbiers. D’autres arbres feuillus sont parfois aussi choisi par la femelle. Certaines sources comme Wikipédia citent le peuplier, le tremble, le pommier ou le poirier.

Période de vol

Sa présence se situe sur les mois de mars et d’avril, période où vous avez le plus de chance de l’observer. Cette espèce est univoltine et produit par conséquent qu’une génération par an.

Chenille de la vanesse de l’orme pendant la nymphose

Chenille de la Grande Tortue (papillon) - photo
Chenille en pré-nymphose

Étymologie du nom

Autant la vanesse de l’orme suggère un lien avec la plante hôte, autant l’origine du nom « Grande tortue » est bizarre au premier abord. En fait, cela remonte au 17e siècle lorsque James Petiver a trouvé que la répartition des couleurs sur les ailes de ce papillon ressemblait aux tâches des écailles de tortue. Des discussions eurent lieu au fil du temps mais le nom est finalement resté.

Découvrez les Nymphalidés

Les Nymphalidés sont une famille de jolis papillons diurnes qui incarnent le printemps et l’été. Je vous propose de les découvrir à travers cet ebook consacré à ces papillons.

 

7 commentaires

  1. Bonjour,
    J’ai un cerisier qui serai attaqué par cette chenille,
    comment faire pour m’en séparer sans la détruire.
    Merci

    • Si vous êtes sûr qu’il s’agisse de cette espèce, il vous faudrait rechercher les espèces de plantes hôtes que sont les saules, ormes, peupliers, bouleaux, mais aussi poiriers et diverses espèces de prunus.
      Une fois repéré, les récupérer gentiment et les déposer sur les branches des arbres sauvages que je viens de citer.
      C’est ce que je ferais mais si quelqu’un a une meilleur idée…
      Cdlt

  2. Bonjour Djamal,
    Merci pour tes infos et le lien donné ci-dessus.

    J’ai récupéré un de ces papillons moribond, sur le goudron l’an dernier et l’ai ramené précautionneusement sous un arbre dans mon jardin avec de l’eau à ses côtés. Il n’a pas survécu. Qu’il était beau ! C’était la première fois que je prenais un papillon à la main. Sans doute des cerisiers aux alentours…
    Bonne journée !
    Bises.
    Brigitte.

  3. Merci Djamal pour l’info sur l’origine du nom du papillon, que l’on ignore pour beaucoup, connais-tu un site qui nous donne des indications sur ce sujet ? merci
    Catherine

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