Cicindèle hybride (Cicindela hybrida) sur sol sableux

Cicindèle hybride (Cicindela hybrida) – Un carnassier rapide

La cicindèle hybride (Cicindela hybrida) est un petit coléoptère rapide de la famille des Carabidae. Ce prédateur chasse dans les milieux ouverts de la forêt de Fontainebleau à la faveur d’une montée des températures. Doté des mêmes armes que la cicindèle champêtre (Cicindela campestris), décrivons cet insecte volant étonnant.

Aspect de la cicindèle hybride

Sa carapace est de couleur rouille avec des lignes et taches claires. Des reflets bleus et roses sont perceptibles sur le haut des pattes. L’abdomen est de la forme d’un grain de café. Il est recouvert des élytres qui se soulèvent lorsqu’il s’envole. Au repos, ces élytres forment une protection pour sa paire d’ailes. L’animal est monté sur de grandes pattes. Celles-ci arborent des soies blanches. Cette anatomie favorable lui permet des déplacements rapides au sol. La longueur moyenne de l’espèce tourne autour de 15 mm. Sur la photo ci-dessous, on ne voit pas les grosses mandibules lui servant à immobiliser ses proies. D’ailleurs, vous noterez les gros yeux du coléoptère qui lui confère une bonne vue.

 

 

Cicindèle hybride (Cicindela hybrida) vue de dessus

 

Comportement de chasseur

Ce carnassier procède par étape. Arrivé sur son aire de chasse, il commence par des séries de sprints ponctuées par des arrêts d’observation. N’oublions pas qu’il se trouve au ras du sol. Donc, il ne peut voir que ce qui est dans son champ de vision. Quand cela ne donne rien, il s’envole un peu plus loin pour recommencer. C’est probablement une des raisons qu’il est observable dans des biotopes ouverts, comme les chemins sableux de la forêt de Fontainebleau. On remarque ici les longues mandibules couleur ivoire. Ce sont des crochets, des pinces qui immobilisent la proie.

 

Cicindèle hybride (Cicindela hybrida) de profil

 

De quoi se nourrit Cicindela hybrida ?

Vu la taille de la bestiole, des insectes de petite taille sont au menu de cicindela hybrida ! Ce peut-être des vers, des chenilles, des larves d’autres familles d’insectes, etc.

Période d’observation

Difficile d’être précis pour l’Ile de France, car je ne prospecte pas en permanence et donc je loupe surement des périodes. La littérature parle du mois d’avril à octobre. En ce qui me concerne, les photos de cet article ont été réalisées en mai. Si vous en avez vu à d’autres périodes sur Fontainebleau, signalez-le-moi que je mette à jour cette information.

 

7 commentaires

  1. J’ai vu sa cousine la cicindèle verte il y a déjà bien des années en forêt de Barbeau. De l’autre côté de la Seine, donc, mais je n’ai jamais rencontré la cicindèle hybride.
    Le comportement de ces cicindèles est amusant, elles semblent nous précéder sur les chemins sablonneux !
    Il y a un livre d’Ernst Jünger qui parle de la cicindèle : Chasses subtiles. C’est un grand classique de la littérature allemande.
    Merci Djamal de tes publications succintes. C’est le bon format en effet

  2. J’avais vu sa cousine verte mais elle je ne l’avais jamais vue.
    Merci.
    A.M.A.

  3. Bonjour Djamal,

    Merci pour ces superbes photos! On y voit nettement sur la troisième que cet insecte a des pattes longues lui permettant une activité de prédateur rapide et efficace.

    Je n’en ai jamais vu pour l’instant. J’ai vu sur ton site qu’il y a d’autres cicindèles dont Cicindela silvicola qui est verte et ressemble a cicindella campeste. Il y a aussi Cicindella sylvatica qui ressemble beaucoup à la Cicindelle hybride présentée. En consultant les vieux livres, j’ai vu qu’il y avait dans les années 70 une Famille des Cicindélidées voisine des Carabidées …

    La classification des insectes a changé à la lumière des analyses ADN. Pour les plantes, c’est un peu la même chose.

    En tout cas, merci pour cet article très intéressant

    Jean

  4. Bonjour Djamal,
    Merci pour cette belle découverte ! Jamais vu en effet, du fait surtout d’un biotope inadéquat. Son terrain de prédilection doit lui permettre de nicher, de se protéger, et de patienter à l’affût, avant de dévorer ses proies.
    “Larousse Nature en poche Insectes et araignées” p 83 dit : “que les cicindèles peuvent être charognards, manger des larves et adultes prédateurs, parfois même nourriture en partie herbivore, et donc les cicindèles contribuent au contrôle des ravageurs et que les larves de cicindèles vivent dans des terriers verticaux creusés dans des sols sableux ou graveleux”, donc à ne surtout pas détruire !
    Peu d’infos trouvées sur le Web ou dans les livres concernant sa reproduction, sa longévité, son style de vie : en bref, c’est un insecte discret…
    Bonnes observations. On dit qu’elles affectionnent la proximité des rivières sablonneuses. (…)
    Prends soin de toi, merci pour tes très belles photos !
    Amitiés.
    Brigitte.

  5. Toujours aussi intéressant merci! ça a aussi toujours la bonne longueur pour donner l’envie de lire sans saturation…

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