Argus frêle (Cupido minimus)

L’argus frêle (Cupido minimus) petit papillon diurne de la famille des Lycaenidae est un de ceux qui passent inaperçus en forêt de Fontainebleau. Sa petite taille est en cause. Jamais nombreux les imagos s’observent au gré des chemins, d’une clairière ou d’herbes hautes. Sa teinte passe partout le rend discret. Mais l’est-il vraiment ? Qu’est-ce qui le rend particulier ?

Description

Ce petit papillon présente 2 faces diamétralement différentes. Les faces internes sont brun noir pour le mâle et la femelle. Les faces externes sont grises avec des points noirs cerclés de blanc. Un des critères d’identification concerne 2 séries de points sur les ailes postérieures. En effet, ceux en bordure d’aile en haut et 2 avant-derniers du bas sont hors alignement avec le reste des points. Le second critère concerne sa taille. Il est probablement le plus petit des azurés de la sous-famille des Polyommatinae. Son envergure oscille entre 16 et 18 mm. Il n’y a aucun dimorphisme sexuel entre le mâle et la femelle.

Argus frêle (Cupido minimus)

 

Habitat

L’argus frêle se plaît dans les milieux qui offrent des contrastes de température de type mésophile. Il fréquente la prairie sèche, la lisière de forêt, les pelouses sauvages.

Plante hôte

Pour déposer ses œufs en forêt de Fontainebleau, la femelle recherche les plans d’anthyllide vulnéraire (Anthyllis vulneraria), plante commune de la famille des fabacées. Sa préférence se concentre sur les plans sur lesquels il reste des inflorescences en bouton.

Anthyllide vulnéraire (Anthyllis vulneraria) plante hôte de l'argus frêle
Anthyllide vulnéraire

Pour son développement, la larve consomme le cœur de la plante et pratiquement la plupart de ses parties. Elle aura 4 stades larvaires jusqu’au passage à la chrysalide. La proximité de certaines espèces de fourmis contribue à la sécurité de la chenille.

Période de vol

Les imagos volent en une seule génération entre les mois de mai et juillet.

Comportement

Ces petits papillons gris sont vifs et prompts à s’envoler lorsqu’un congénère ou un cousin d’une autre espèce passe à proximité. Il cherche à savoir si le ou la partenaire est de son espèce et du sexe opposé. Au cas où un mâle passe trop près, une poursuite s’engage et le minuscule insecte disparaît dans la végétation.

 

7 commentaires

  1. Gabrielle Huegli-Jobin

    Bonjour Djamal, l’été était si beau en montagne. j’ai pu en voir tout plein. Ils étaient toute une colonie sur des crottes de vache. Incroyable

  2. Merci pour ces informations rigoureuses et bien ordonnées. J’habite dans le moyen Var il fait une chaleur torride. Les insectes volants ont disparu ils attendent l’arrivée de la pluie.
    J’ai déjà observé des Argus mais jamais je n’ai vu l’Argus frêle

  3. Super papillon et super reportage, merci.

  4. Bonjour Djamal,

    Merci pour cette découverte.
    Pour vivre heureux, vivons cachés, ces lépidoptères l’appliquent chaque jour de leur existence… Ils pollinisent et assurent la prospérité de la vie pour toutes les autres espèces. À nous d’être suffisamment respectueux et observateurs.
    Bel été, prends bien soin de toi.
    Brigitte.

  5. Bonjour et merci encore une fois. j’ai sans doute déjà rencontré ce joli petit argus sans faire toute la différence avec un de ses cousins. Maintenant je serais mieux armée pour bien remarquer les différences. Bonne journée.

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