Chemin pavé de Coquibus - Massif des 3 Pignons

Balade sur les platières de Coquibus – Massif des 3 pignons

Dans le massif des 3 pignons (Essonne) se trouvent les platières de Coquibus. Elles reposent sur un plateau gréseux avec des landes à bruyère. Ces affleurements rocheux forment des tables de pierre. Distantes l’une de l’autre, les 2 platières de cette promenade offrent la découverte de sentiers tantôt à l’ombre des bois, tantôt soumis aux vents dominants. Voyons où commencer cette balade de 2 heures.

Départ de la balade vers la platière

Monter là-haut, sur la platière se mérite ! Pour y accéder facilement, je vous propose 2 stationnements possibles qui ne nécessitent pas de faire des kilomètres pour l’atteindre. Les places sont limitées (ne venez pas tous le même jour). Dans le prolongement de la rue de la Borde à Courances et au-delà de l’intersection avec la D372, vous trouverez en raz campagne, le départ d’un chemin menant à la destination. Prenez-le en suivant la flèche rouge.

stationnement balade vers Coquibus - Massif des 3 pignons
Départ à pied vers Coquibus
Parcours vers Coquibus
Suivre les flèches

Voici, un autre point de stationnement possible sur la D372.

Autre point de stationnement pour le départ de la promenade

Ensuite, déplacez-vous en suivant les indications ci-dessous pour atteindre la Ferme de Coquibus. Mais avant d’y arriver, vous traverserez un paysage de végétation rase avec de la callune, de la bruyère, des bouleaux et quelques mares plus ou moins en eau selon les saisons. Ce type de biotope naturel est exceptionnel sur le massif forestier de Fontainebleau. Par extension, j’associe volontiers les 3 pignons à la forêt de Fontainebleau par leur proximité et surtout leur continuité. Cet espace ouvert que représentent les platières est un refuge pour quantité d’animaux aimant la lumière et la chaleur.

 

En ce qui concerne l’ancienne ferme, c’est un bâtiment qui a été utilisé par des fermiers pendant 34 ans de 1846 à 1880. Après cette date, il semblerait qu’il ait servi à des gardes-chasses pendant plusieurs dizaines d’années entre 1881 et 1926. Les années qui ont suivi ont vu défiler toute sorte de corps de métier. Aujourd’hui, cette bâtisse restaurée comme vous pourrez le voir de vos yeux.

Point de vue

En quittant le chemin de Courances à Coquibus, après la ferme, prenez à gauche le chemin de Coquibus pour vous rendre sur l’autre platière. Si vous faites attention, vous verrez à droite un petit chemin qui mène à ce qui ressemble à un mini château d’eau. Dessus quelques graphes sont dessinés comme le lucane cerf-volant et sur l’autre face un hippocampe. Cette base en hauteur offre un point de vue sympa sur les pentes de rochers en grès.

Point de vue à partir des bords de Coquibus

Direction vers l’autre platière de Coquibus

Pour accéder à la seconde platière, il faut suivre le chemin de Coquibus sur 1,6 km, ce qui doit vous permettre d’arriver en lisière de la seconde zone ouverte. Ici, la surface est moins étendue que la première. Comptez 25 mn de marche normale pour y arriver. Sur le trajet, vous longerez des châtaigniers qui bordent le chemin. Dès le mois de mars, vous commencerez à entendre le tambourinement des pics dans les bois. Puis viendra, le chant des oiseaux sédentaires commençant à délimiter leur territoire. Puis sur avril et, mai, les migrateurs seront de retour avec leur lot de promesse pour les amoureux de nature.

Dans tous les cas, ne vous aventurez pas dans la lande, là où circule la vipère aspic ! Si vous êtes curieux, en allant inspecter les contreforts des plateaux, vous croiserez probablement le lézard vert à partir de début avril, dès que la douceur des températures est revenue. Prenez des jumelles pour observer les oiseaux. Télécharger aussi une application pour smartphone pour apprendre le chant des oiseaux.

Pour le retour, prenez le même itinéraire. Il y a peu de chance de se tromper. Si vous avez un doute, acheter une carte IGN de la forêt de Fontainebleau. Vous pouvez aussi noter le nom des chemins empruntés et/ou utiliser l’application Google Maps pour vous localiser.

Préférez ce parcours un jour de semaine pour éviter la foule du week-end. Avec un peu de chance, vous observerez peut-être un chevreuil ou une harde de sangliers. Pour cela, restez silencieux à l’approche des platières de Coquibus.

En conclusion

Cette suggestion de balade se fait en 2 h ou un peu plus si vous prenez votre temps. Il ne s’agit par d’un GR ou d’une randonnée pour amateur aguerri, mais bien d’une promenade pépère pour découvrir un lieu. Bien que je n’en ai pas parlé, il y a à proximité des curiosités avec des noms évocateurs comme le nid d’aigle et bien d’autres. Rien ne vous empêche d’aller explorer ces bifurcations ! N’hésitez pas à le faire si vous avez emmené le casse-croûte pour une marche un peu plus longue.

Un commentaire

  1. Secteur beaucoup moins fréquenté que le secteur sud des trois pignons, avec pas mal de curiosités comme les carrières de la gorge à Véron, les 100 marches, les arcades de l’aqueduc, la grotte de la souris …

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