Chevalier culblanc (Tringa ochropus) - Chevalier cul blanc

Chevalier culblanc (Tringa ochropus)

Le chevalier culblanc (Tringa ochropus) est de la famille des Scolopacidae. Ce limicole est régulier en Île-de-France et notamment dans le sud de la forêt de Fontainebleau. Ayant un plumage mimétique (de la même couleur que la vase), il est possible d’avoir la confirmation de la présence de cet échassier grâce à son cri particulier. Mais voyons comment l’identifier correctement.

Description

Souvent confondu avec le chevalier guignette (Actitis hypoleucos), ce petit limicole possède certains caractères distinctifs qui le rendent identifiable. Son plumage est plus sombre, tirant sur le gris foncé. Il est plus haut sur patte. Sa tête, son dos, les ailes et le haut du poitrail sont gris tachetés. Le ventre est blanc. La queue blanche est soulignée de tâches grises à l’extrémité des plumes. Il a un bec fin de 5 à 6 cm de long. Un cercle blanc entoure les yeux. Les pattes sont jaune-vert sans que cette dernière couleur domine. Le mâle et la femelle sont semblables. L’envergure moyenne est de l’ordre de 59  cm pour une longueur de 20 à 24 cm. Le dessous des ailes est foncé.

 

Chevalier culblanc (Tringa ochropus) - Chevalier cul blanc

Habitat

Cette espèce d’échassier n’est pas sédentaire chez nous en Île-de-France. Il se reproduit dans la taïga sibérienne, en Scandinavie, en Russie, dans les pays baltes et en Pologne. On le trouve dans les marais, lacs, rivières et forêts inondables des régions continentales nordiques. Il se rend également dans les forêts humides de montagne.

Chevalier culblanc (Tringa ochropus) - Chevalier cul blanc

Régime alimentaire

Deux périodes distinguent son régime alimentaire. En période de reproduction, le chevalier culblanc est insectivore. Il capture alors les invertébrés aquatiques et terrestres. En période migratoire, il se nourrit de mollusques, de vers aquatiques et de larves en tout genre. Il consomme aussi un peu de végétaux. La capture d’alevins et de petits poissons de 4 à 5 cm sont fréquents. Lors de sa recherche de nourriture, il cherche la présence de couvert végétal pour se cacher sur les rives. Il se risque de temps à autre à découvert sur les vasières.

Période de présence

Il n’est pas rare de l’observer sur les étangs de la forêt de Fontainebleau (anciennes gravières) entre juillet et novembre. Au vu des changements climatiques de ces dernières années, la période de présence semble plus étendue que ce que donne la littérature naturaliste sur le sujet.

J’ai souvent observé Tringa ochropus en compagnie d’individus de la même espèce ou en compagnie d’autres types de limicoles. Lorsque le niveau de l’eau est bas comme en cette année 2022, il longe les rives vaseuses à la recherche de nourritures. Souvent, son cri précède son arrivée. Ce détail me permet de le localiser plus facilement.

3 commentaires

  1. J’en ai vus dans la plaine de Sorques. Il n’est pas aisé de le découvrir. Merci pour votre article.

  2. Très beau ce monsieur culblanc!
    Djamal, pensez-vous qu’il soit possible de le voir depuis l’observatoire de la plaine de Sorques ?

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